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La période suivant la Deuxième Guerre mondiale est marquée par une grande prospérité presque généralisée au Canada. Après la période plutôt difficile de la Grande Dépression, les gens ont maintenant un pouvoir d’achat plus important que jamais.
Le pouvoir d’achat est la quantité de biens et de services qu’une personne peut acheter en fonction de ses revenus.
La croissance économique importante de cette époque a eu deux conséquences importantes.
Cette hausse de la consommation a marqué le début de l’américanisme, qui est l’adoption de la culture américaine, notamment en lien avec le mode de vie, les loisirs et les habitudes de consommation.
Avec un pouvoir d’achat grandissant, les Québécois commencent à vouloir consommer de plus en plus de produits. Graduellement, la population adopte un mode de vie américanisé (American way of life). Cette idéologie s’inspire du fait qu’il faut posséder le plus de biens possible afin d’être heureux. Ainsi, c’est l’arrivée de plusieurs électroménagers dans les maisons québécoises et canadiennes comme les réfrigérateurs et les cuisinières électriques.

Une publicité présentant des électroménagers de la compagnie General Electric en mai 1960.
Les compagnies se servent de publicités pour mettre de l’avant une variété toujours plus grande de produits.
En plus des différents biens, la culture de consommation encourage les gens à posséder une voiture ainsi qu’une maison. Cela entraine l’apparition des banlieues, ce qui implique la construction de différentes infrastructures, comme des routes, afin de répondre aux besoins de la population.
Malgré cette vague de modernité, les rôles demeurent traditionnels : la femme reste à la maison et l’homme travaille. D’ailleurs, plusieurs compagnies font la promotion de l’idée de la « reine du foyer ». Cette idée vante l’image d’une épouse parfaite et heureuse à la maison qui élève les enfants. Elle a également pour objectif de décourager les femmes de travailler à l’extérieur. Cette période est donc marquée en même temps par un élan de modernisme et de traditionalisme.
Le pouvoir d’achat grandissant des Québécois les incite à consommer de plus en plus de produits. C’est dans ce contexte que la publicité devient de plus en plus présente. On en retrouve dans les journaux, les revues, la radio et aussi dans un nouveau média : la télévision. Les compagnies se servent de la publicité pour vendre leurs produits à la population.
Les publicités pour des produits liés aux passe-temps deviennent très populaires. Cela est dû au fait que les gens peuvent se permettre de dépenser plus, ils ont aussi de plus en plus de temps libre pour profiter des produits qu’ils achètent.
On voit aussi l’impact de la publicité dans le secteur de la mode vestimentaire. Alors qu’auparavant, les gens priorisaient plutôt de réparer ou de réutiliser leurs vêtements, l’arrivée des publicités les pousse plutôt à acheter de nouveaux vêtements pour suivre les tendances.
Si, auparavant, la majorité des gens avaient une radio afin de s’informer et de se divertir, celle-ci sera peu à peu remplacée par la télévision. Cette dernière est créée en 1926. La même année, le nouveau média suscite la création de chaînes télévisuelles. Les Canadiens français découvrent alors les téléromans, le Téléjournal et la diffusion de joutes sportives. La télévision est tellement populaire qu’en 1956, on trouve 2,3 millions de téléviseurs au Canada[2].
Grâce à la télévision, il est possible de rejoindre et de toucher rapidement une grande partie de la population. La télévision participe à l'essor des médias de masse. En effet, les publicistes profitent de cet avantage et la télévision devient un moyen rapide pour convaincre les consommateurs.
Les médias de masse sont des outils de diffusion (comme la télé ou la radio) qui permettent de transmettre un même message à un très grand nombre de personnes en même temps.

L’apparition de la télévision a eu un grand impact sur les familles.
En 1955, une station de télévision s’implante à Jonquière. Les régions éloignées de Montréal, comme Chicoutimi et Magog, créent également leur propre station. Les chaînes locales proposent une programmation personnalisée à la population afin de réduire l’influence grandissante des chaînes américaines. La télévision participe à l’expression de la culture et de l’identité canadienne-française et elle met en valeur des talents canadiens.
Certaines émissions marquent la population. En voici quelques exemples :
Plusieurs émissions culturelles font également découvrir des artistes du Québec.

Tournage de l’émission Les Belles Histoires des pays d’en haut
Cette émission a été présentée de 1956 à 1970 sur les ondes de Radio-Canada.