Faute de correcteurs, les résultats des examens du ministère retardés

Faute de correcteurs, les élèves de 5e secondaire ne recevront pas leur note de l’épreuve écrite de français à la date prévue.

Au tour des examens du ministère de faire les frais de la pénurie de main-d'œuvre. Faute de correcteurs, les élèves de 5e secondaire ne recevront pas leur note de l’épreuve écrite de français à la date prévue.


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«Le ministère de l’Éducation rencontre des difficultés liées à la correction de l’épreuve unique de français en production écrite de la 5e secondaire, étant donné le contexte de pénurie de main-d’œuvre», débute la lettre envoyée aux parents d’élèves d’un bout à l’autre de la province, obtenue par Le Soleil.

Plutôt que de recevoir leurs résultats le 5 juillet, comme prévu, plusieurs finissants du secondaire devront patienter au moins jusqu’au 10 juillet pour obtenir leur note à l’examen du ministère.

L’évaluation, qui consiste à écrire une lettre ouverte de 500 mots sur un sujet donné, correspondant à 10 % de la note finale des élèves. 

«Malgré les efforts [...] de plus d’une centaine d’enseignants de français ayant accepté de prêter main forte, nous devons vous informer que l’échéance [...] ne pourra être rencontrée», poursuit le ministère.

«Souplesse», demande Québec

Dans une lettre de la sous-ministre adjointe à l’éducation envoyée aux Centres de services scolaires du Québec et obtenue par Le Soleil, le Ministère invite les autorités scolaires à «faire preuve de souplesse» devant les élèves ayant échoué à l’examen écrit unique.

Ils pourront s’inscrire aux cours d’été et à l’épreuve de reprise, qui a lieu le 27 juillet, même après la date limite fixée initialement.

Le manque de bras retardera également la mise à la poste des relevés des apprentissages pour les élèves de 4e et de 5e secondaires. Plutôt que d'être envoyés le 10 juillet, comme prévu, les documents qui indiquent les résultats officiels des étudiants seront envoyés à partir du 18 juillet.

Contacté par Le Soleil, le cabinet du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, se dit désolé par le retard. «Nous comprenons que cette situation n’est pas idéale pour les élèves et leurs parents, nous les remercions pour leur souplesse et leur compréhension», indique-t-il, soulignant que «La pénurie de main-d’œuvre touche tous les secteurs».

Simon Carmichael

Simon Carmichael, Le Soleil

Après un début de carrière en Gaspésie et à l’Assemblée nationale, Simon se consacre désormais entièrement à couvrir son Lévis natal. Mordu de politique, il s’intéresse particulièrement aux enjeux urbains, comme le transport, le logement et le patrimoine, tout en restant à l'affût de l’actualité municipale de la grande région de Québec.