
Huile sur toile de Charles Huot (entre 1910 et 1913)
Source : Wikimedia Commons
Le 21 janvier 1793, le débat sur les langues débute et dure deux jours. Le consensus autour du double usage survient après des discussions animées. Chaque député peut présenter une loi dans la langue de son choix. Une traduction systématique assure que les textes sont disponibles pour tout les élus dès le moment de leur première lecture. Ce compromis dure jusqu’à la fin de l’été 1793, moment où le gouverneur Guy Carleton informe la Chambre du décret royal.
Dès la première séance de la première législature du Bas-Canada, le 17 décembre 1792, un débat s’était engagé sur la langue d’usage au parlement. Après le choix d’un francophone comme premier orateur, la question de la langue d’usage se pose : français, anglais ou les deux? Si certains favorisent l’unilinguisme, c’est finalement le double usage qui obtient la faveur de la Chambre d’assemblée. Cette motion est ensuite entérinée par le gouverneur, à la condition que les lois soient adoptées en anglais. La question sera définitivement tranchée par décret royal, en septembre 1793, l’anglais est la seule langue officielle du Parlement, le français n’ayant que valeur de traduction.
Ce débat est aussi bien connu en raison du tableau de Charles Huot qui orne la salle de l’Assemblée nationale du Québec. Cette huile sur toile marouflée est de grande dimension soit 3,9 x 8,7 mètre. Cette murale est peinte au coût de 5 000 $ et inaugurée en 1913. Elle est reconnue pour la maîtrise de son académisme et pour ses qualités nationalistes. Elle confère à Charles Huot le statut de peintre officiel du Parlement.

Photo : J. E. Livernois Ltée (vers 1900)
Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec, fonds J. E. Livernois Ltée, P560,S2,D1,P541
Par François Droüin; version révisée le 21 janvier 2026.
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