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Pacemakers: Les ondes des smartphones peuvent altérer leur fonctionnement
ETUDE•Les smartphones peuvent aussi interférer sur le fonctionnement des défibrillateurs automatiques implantables...20 Minutes avec agence
Les smartphones pourraient, lorsqu’ils se trouvent à proximité des pacemakers, altérer leur fonctionnement, selon une étude présentée ce lundi lors d’un congrès de cardiologie, qui s’est tenu à Milan.
Dans le détail, l’essai a porté sur 308 personnes (147 porteurs de pacemakers et 161 porteurs de défibrillateurs automatiques implantables). En s’appuyant sur les recommandations actuelles des institutions sanitaires [qui préconisent de garder une distance de 15 à 20 centimètres entre les smartphones et les pacemakers et d’utiliser le cellulaire avec l’oreille située à l’opposé de l’implantation], les chercheurs ont effectué 3.400 tests d’interférences électromagnétiques avec trois types de smartphones (Samsung Galaxy 3, Nokia Lumia, HTC One XL). Ceux-ci ont ensuite analysé les fréquences cardiaques des participants à l’aide d’un électrocardiogramme.
Les ondes sont inteprétées comme des signaux externes
Cité par Pourquoi Docteur, le Dr Carsten Lennerz, qui a participé à l’étude indique que « les pacemakers peuvent interpréter par erreur les interférences électromagnétiques (IEM) des smartphones comme un signal cardiaque ce qui peut causer un arrêt bref du dispositif » pouvant entraîner des pauses dans le rythme cardiaque, voire des syncopes.
Au-delà des pacemakers, les défibrillateurs automatiques sont aussi concernés par le problème, interprétant les ondes émises comme un signal externe, signe « d’une tachyarythmie ventriculaire (rythme cardiaque irrégulier et anormalement rapide) ce qui entraîne, en réponse, l’envoi d’un choc électrique douloureux ».
Les recommandations doivent être mises à jour
Malgré que l’étude n’ait recensé qu’un seul cas concerné par des problèmes d’interférences, les auteurs de l’étude ont insisté sur la prévention contre ces risques : « Un seul cas prouve que le risque est rare, mais qu’il peut néanmoins arriver. Nous pensons ainsi que les recommandations actuelles des distances à respecter entre les portables et les dispositifs cardiaques doivent être actualisées et réévaluées. D’autant plus qu’elles ne prennent pas en compte les dernières innovations technologiques et les appareils les plus récents tels que les défibrillateurs automatiques implantables et les appareils de resynchronisation cardiaque », a conclu Carsten Lennerz.


















